Surname
Busnoys
Given Name
Antoine
Variant Name
Busne (de)
Busnes (de)
Bunes (de)
Busnois
Bunois
Bunoys
Date of birth
circa 1435
Date of death
before 1492-11-6
Place of death
Brugge (?)
Role
Composer
Musician
Active period
1461 - 1492
Biography
Dans le texte de son motet In hydraulis, Busnoys se décrit comme “indigne musicien du comte de Charolais”. Aucun registre du comte de Charolais n’étant conservé entre celui de 1457 et celui de 1467, il est impossible de documenter les premiers contacts de Busnoys avec le futur duc de Bourgogne avant mars 1467, date du premier don connu de Charles de Bourgogne à Busnoys. Le séjour du comte de Charolais à Tours à l’automne 1461 offre un possible contexte à une première rencontre, puisque Busnoys y est mentionné comme chapelain de la cathédrale en février 1461, où sa présence remonte au moins à l’automne précédent (Starr 1992, pp.249-256), puis comme clerc de chœur et heurier de St-Martin en avril 1465 (Higgins1987, pp.125-138) et, enfin, comme maître des enfants de St-Martin en septembre 1465, date à laquelle il postule au poste de maître des enfants de St-Hilaire de Poitiers, qu’il obtient et conserve jusqu’en juillet 1466 (Higgins1999, pp.155-160). A cette date, Charles le Téméraire se trouvait à nouveau en France, dans la région parisienne, où, après les campagnes militaires de la Ligue du Bien Public de l’été 1465, se déroulèrent, de la fin août au départ du comte de Charolais le 1er novembre, les négociations des traités de Conflans et de Saint-Maur (5-6 octobre). Outre tous les plus importants seigneurs du royaume, les compositeurs Robert Morton et, peut-être, Adrien Basin et Hayne de Ghizeghem étaient présents, dans l’entourage de Charles de Bourgogne. La certitude d’être engagé rapidement à la cour de Bourgogne est la plus probable explication du départ de Busnoys de Poitiers en juillet 1466 puisqu’il reçoit de Charles, dès mars 1467, une série de dons individuels “pour soy entretenir en son service”: 8£ le 14 mars, 16£ le 26 août et 20£ le 18 octobre (1467R, ff. 97, 259v & 358). En 1468, le duc lui donne 16£ en avril, “en consideration des services qu’il lui a faiz” de décembre 1467 à mars 1468, 16£ en juillet suivant “en faveur des bons services par lui faiz” d’avril à juin, et 24£ en septembre “pour soy monter, habiller et le servir en sadicte armee [de Liège]” (1468R, ff. 77v, 160 & 234). Dans toutes ces entrées, il est appellé “Antoine de Busne dit Busnoys, chantre de mondit seigneur”, un statut exceptionnel, indépendant de tout statut officiel de l’hôtel, qu’il ne partage alors qu’avec Pasquin Louis, moins célèbre mais également compositeur. Il faut ensuite attendre la liste des livrées de 1470 (1470R, f.51) pour voir figurer Busnoys au sein de l’effectif officiel de la chapelle ducale, au sein d’un petit contingent de quatre demi-chapelains qualifiés de nouveaux, mais avec la précision: “pour sa portion de robe du mois d’octobre”. Les escroes confirment qu’à la différence de ses trois collègues, engagés au 1er février, Busnoys ne fut retenu qu’en octobre. Entre septembre 1468, date de son dernier don au titre de chantre et octobre 1470, date de sa retenue officielle dans la chapelle, son nom n’est mentionné qu’une fois, à l’occasion du remboursement, en août et septembre 1469, des frais engagés pour faire faire deux habillements de chapelain domestique, l’un pour Busnoys, l’autre pour Pasquin Louis (1469R, ff. 319v & 341v). A la différence de Busnoys, Pasquin reçut cependant tous les mois, à partir de juin 1469, des gages extraordinaires de “chantre en la chapelle domestique” (N.B.: la formulation “en la chapelle” et non “de la chapelle” n’est absolument pas fortuite, Pasquin n’étant toujours pas officiellement retenu dans l’institution). La disparition des folios 167 à 182 du registre de 1469 (1469R) qui contenaient sans doute une section de “dons ordinaires” laisse certes planer une incertitude, mais le fait que Busnoys n’ait pas bénéficié du même traitement que Pasquin et que le paiement de la livrée de chapelain de Busnoys précise qu’elle lui avait été donnée “nagaires”, précision absente de l’entrée concernant la livrée de Pasquin, tend à indiquer qu’il s’absenta pendant la plupart de l’année 1469 et les 9 premiers mois de 1470. La présence de Louis XI pendant la campagne de Liège de l’automne 1468, juste avant la période d’absence de Busnoys, pourrait indiquer qu’il suivit momentanément ce souverain qu’il avait pu cotoyer à Tours dans la première moitié des années 1460. Quoiqu’il en soit, cette période d’absence fut apparemment mise à profit par Busnoys pour terminer des études universitaires (à Poitiers, ou ailleurs). A l’automne 1470, date de son retour et de son engagement officiel dans la chapelle, il porte pour la première fois le titre de “messire” et l’acte juridique de février suivant par lequel il donne procuration pour sa prébende d’Andenne le qualifie de “maître” (voir ci-dessous). Le fait qu’il ait reçu, juste après son engagement en octobre 1470, un don de 16£ en novembre (1470R, f. 389v) et, à peine trois mois plus tard, une prébende canoniale est conforme au processus d’engagement de chantres réputés attesté, par exemple, à Ferrare en 1479-80 (Lockwood1984, 174-177). A partir de son engagement officiel, la carrière de Busnoys suit un cours régulier mais sans éclat particulier. Promu clerc vers le 1.1.1472, puis chapelain vers le 1.11.1473, il demeure modestement jusqu’à la fin de sa carrière parmi les trois ou quatre derniers chapelains nommés. Ses deux seules périodes d’absence dans les escroes conservés (19.5 - 23.6.1479 et 1.2- 21.4.1481) indiquent qu’au cours de sa carrière bourguignonne, il n’eut aucun ancrage local nécessitant sa présence.
• Cathédrale de Tours, 1461-1465. Après avoir peut-être servi à la cour de Bretagne vers 1458, dans l’entourage du seigneur et poète Jacques de Luxembourg, originaire de Saint Pol sur Ternoise, près de Béthune (Fallows1999), sa présence est attestée en 1461 à Tours, dans le cadre de la cathédrale St-Gatien (Starr1992) puis de l’abbaye St-Martin en 1464-1465 (Higgins1986/-87). En sept. 1465, il obtient, avec le soutien des chanoines Jean d’Amboise (frère de Louis, évêque d’Albi en 1474 et conseiller de Louis XI), Réné du Bellay (frère de Jean, évêque de Poitiers de 1462 à 1478) et Jacques Boisleve (recteur de l’université de Poitiers), le poste de maître des enfants de la collégiale St-Hilaire de Poitiers, qu’il quitte apparemment précipitemment en juillet suivant (Higgins1999).
• Arrivé au service de Charles, comte de Charolais, avant mars 1467, en provenance de Poitiers où il se trouve encore en juillet 1466, il sert en continu jusqu’à la fin de l’année 1468 au titre exceptionnel de “chantre de mondit seigneur” (titre dont bénéficie aussi Pasquin Louis*). Il semble alors s’absenter, peut-être pour terminer ses études universitaires, jusqu’en octobre 1470, date de son engagement officiel dans la chapelle, suivi d’un don en novembre et d’au moins une prébende en février (acte d’installation à Ste-Begge d’Andenne dans lequel figure la première mention de son titre de maître, qui n’apparaît dans la documentation de la cour qu’en janvier 1472, juin 1473 et >13.2.1474, mais pas partout avant décembre 1474). Carrière continue jusqu’en avril 1483 au moins. Dans les doc. bg, le titre de maître .
• Chanoine de Ste-Begge d’Andenne installé le 29.10.1471 (le 15.2.1471, lui et Martin Florent nomment comme procureurs pour leurs prébendes de Ste-Begge d’Andenne ou pour tout autre bénéfice, Jean Lanvin, chanoine de St-Aubain de Namur et Bernard Buillot, clerc du diocèse de Thérouanne. Busnoys est “magister”, toute premiere mention de ce titre), il résigne le 10.11.1478 (N.B.: une “fille Hugues Bunois” figure dans le rôle des bénéfices de 1481 pour les “prébendes des demoiselles” d’Andenne (2/3), 1481Bén, f. 3v). Résigne la chapelle St-Sylvestre du château de Mons le 4.6.1473 au profit de Bernard Buillot (AGR, AdL, Ch. 1737). Chanoine de la cathédrale de Thérouanne dans la liste d’annates de janvier 1477 (Roth1991, p. 542-43). Il permute sa prébende d’Andenne contre la chapelle St-Esprit et Ste-Croix de St-Nicolas de Bruxelles avec Gauthier Heny* le 10.11.1478, et, quatre jour après, cette chapelle contre une chapelle non nommée située à Tervuren, sans doute celle du château, avec Jean Pintot* (Haggh1999, p.310). Chanoine de St-Gommaire de Lierre, il résigne le 27.1.1482, au profit de Jean de Bourgogne (1482Aud, f.9 ; Theunissens 1881, p. 417, d’après la Lyra sacra, manuscrit de Christophe Drymans sur l’histoire de l’église de Lierre rédigé dans la seconde moitié du XVIIIe siècle recense “Antonius Bunoy” parmi les détenteurs de la dixième prébende de l’église, et dans un ordre manifestement erroné ; Wouters & Shreurs 1996, p. 124, indiquent que c’est en fait la quatrième prébende — celle qui fut effectivement détenue par Jean de Brabant puis, d’ailleurs, par Jean Cordier* [Theunissens 1881, p. 402]) Rôle des bénéfices de 1481: prébendes de Mons (4/5), de Condé (1/3) et de Tholen en Zélande (3/4). Doyen de St-Pancrace d’Oost-Voorne à une date inconnue (qualifié de “doyen de Vorne” dans la lettre de Molinet FD, II, pp. 795-796). Cette référence ne peut renvoyer à la collégiale Ste-Walburge de Furnes (Veurne), dont le doyen, Robert de Cambrin, est mentionné de 1450 à 1503 au moins (Berlière1904, p.104; PirroBN, acta 1062, f.100, etc.).
• Un document perdu de St-Sauveur de Bruges, publié par Strohm1985, p.234, n. 51, d’après une copie du début du XXe siècle, signale que, le 6.11.1492, la charge de cantor de cette église échut “per obitum cantoris Anthonii Busnois” à un certain “Dominus Walterus”. Du fait de l’absence de toute autre mention de Busnoys dans les archives de Bruges et des incertitudes concernant le statut de cantor de St-Sauveur, Strohm suggère que Busnoys décéda ailleurs, mais remarque que les années 1485 furent marquées par un développement important de la polyphonie à St-Sauveur, et que Busnoys était membre de la conférie St-Sauveur.
• Cathédrale de Tours, 1461-1465. Après avoir peut-être servi à la cour de Bretagne vers 1458, dans l’entourage du seigneur et poète Jacques de Luxembourg, originaire de Saint Pol sur Ternoise, près de Béthune (Fallows1999), sa présence est attestée en 1461 à Tours, dans le cadre de la cathédrale St-Gatien (Starr1992) puis de l’abbaye St-Martin en 1464-1465 (Higgins1986/-87). En sept. 1465, il obtient, avec le soutien des chanoines Jean d’Amboise (frère de Louis, évêque d’Albi en 1474 et conseiller de Louis XI), Réné du Bellay (frère de Jean, évêque de Poitiers de 1462 à 1478) et Jacques Boisleve (recteur de l’université de Poitiers), le poste de maître des enfants de la collégiale St-Hilaire de Poitiers, qu’il quitte apparemment précipitemment en juillet suivant (Higgins1999).
• Arrivé au service de Charles, comte de Charolais, avant mars 1467, en provenance de Poitiers où il se trouve encore en juillet 1466, il sert en continu jusqu’à la fin de l’année 1468 au titre exceptionnel de “chantre de mondit seigneur” (titre dont bénéficie aussi Pasquin Louis*). Il semble alors s’absenter, peut-être pour terminer ses études universitaires, jusqu’en octobre 1470, date de son engagement officiel dans la chapelle, suivi d’un don en novembre et d’au moins une prébende en février (acte d’installation à Ste-Begge d’Andenne dans lequel figure la première mention de son titre de maître, qui n’apparaît dans la documentation de la cour qu’en janvier 1472, juin 1473 et >13.2.1474, mais pas partout avant décembre 1474). Carrière continue jusqu’en avril 1483 au moins. Dans les doc. bg, le titre de maître .
• Chanoine de Ste-Begge d’Andenne installé le 29.10.1471 (le 15.2.1471, lui et Martin Florent nomment comme procureurs pour leurs prébendes de Ste-Begge d’Andenne ou pour tout autre bénéfice, Jean Lanvin, chanoine de St-Aubain de Namur et Bernard Buillot, clerc du diocèse de Thérouanne. Busnoys est “magister”, toute premiere mention de ce titre), il résigne le 10.11.1478 (N.B.: une “fille Hugues Bunois” figure dans le rôle des bénéfices de 1481 pour les “prébendes des demoiselles” d’Andenne (2/3), 1481Bén, f. 3v). Résigne la chapelle St-Sylvestre du château de Mons le 4.6.1473 au profit de Bernard Buillot (AGR, AdL, Ch. 1737). Chanoine de la cathédrale de Thérouanne dans la liste d’annates de janvier 1477 (Roth1991, p. 542-43). Il permute sa prébende d’Andenne contre la chapelle St-Esprit et Ste-Croix de St-Nicolas de Bruxelles avec Gauthier Heny* le 10.11.1478, et, quatre jour après, cette chapelle contre une chapelle non nommée située à Tervuren, sans doute celle du château, avec Jean Pintot* (Haggh1999, p.310). Chanoine de St-Gommaire de Lierre, il résigne le 27.1.1482, au profit de Jean de Bourgogne (1482Aud, f.9 ; Theunissens 1881, p. 417, d’après la Lyra sacra, manuscrit de Christophe Drymans sur l’histoire de l’église de Lierre rédigé dans la seconde moitié du XVIIIe siècle recense “Antonius Bunoy” parmi les détenteurs de la dixième prébende de l’église, et dans un ordre manifestement erroné ; Wouters & Shreurs 1996, p. 124, indiquent que c’est en fait la quatrième prébende — celle qui fut effectivement détenue par Jean de Brabant puis, d’ailleurs, par Jean Cordier* [Theunissens 1881, p. 402]) Rôle des bénéfices de 1481: prébendes de Mons (4/5), de Condé (1/3) et de Tholen en Zélande (3/4). Doyen de St-Pancrace d’Oost-Voorne à une date inconnue (qualifié de “doyen de Vorne” dans la lettre de Molinet FD, II, pp. 795-796). Cette référence ne peut renvoyer à la collégiale Ste-Walburge de Furnes (Veurne), dont le doyen, Robert de Cambrin, est mentionné de 1450 à 1503 au moins (Berlière1904, p.104; PirroBN, acta 1062, f.100, etc.).
• Un document perdu de St-Sauveur de Bruges, publié par Strohm1985, p.234, n. 51, d’après une copie du début du XXe siècle, signale que, le 6.11.1492, la charge de cantor de cette église échut “per obitum cantoris Anthonii Busnois” à un certain “Dominus Walterus”. Du fait de l’absence de toute autre mention de Busnoys dans les archives de Bruges et des incertitudes concernant le statut de cantor de St-Sauveur, Strohm suggère que Busnoys décéda ailleurs, mais remarque que les années 1485 furent marquées par un développement important de la polyphonie à St-Sauveur, et que Busnoys était membre de la conférie St-Sauveur.