Surname
Blondeau
Given Name
Pierre
Date of birth
circa 1479
Place of birth
Toulouse
Role
Composer (no known polyphonic works preserved)
Employee of a court chapel (musician)
Musician
Singer
Active period
1502 - 1534
Workplace
Paris
Institution
Cathédrale Notre-Dame de Paris
Chapelle royale de France
Sainte-Chapelle de Paris
Biography
Je m’inspire très fortement en l’adaptant légèrement de la biographie de Pierre Blondeau dans (Cazaux 2002 p. 344), laquelle biographie est exposée dans (Wright 1989 p. 222-224), ouvrage consacré à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Pierre Blondeau est né vers 1479 à Toulouse.
• Notre-Dame de Paris, 1502-1506 et 1521- . Pierre Blondeau apparaît pour la première fois dans les registres de Notre-Dame en 1502, comme clerc des Matines. Dès 1506, l’animosité des chanoines de la cathédrale, due à ses absences répétées, le pousse à se tourner vers la Sainte-Chapelle, où il est reçu parmi les clercs. A partir de 1521, il reste à Notre-Dame, où il exerçe notamment une activité de copiste de livres de musique (Wright 1989 p. 223).
• Sainte-Chapelle de Paris, 1506. Pierre Blondeau est reçu « aux gaiges de clerc, pour estre et assister solennellement au service divin qui se faict nuyt et jour en lad. Saincte Chapelle, tant qui plaira à messieurs » le 25 février 1506 (n. st.) (Brenet 1910 p. 47 F-AN, LL 623, f. 20v). Il ne reste pas à la Sainte-Chapelle et il échange le bénéfice dont il jouit à Notre-Dame contre une chapellenie à l’église Saint-Marcel, à Paris.
• Chapelle royale de la cour de France (Louis XII, François 1er), 1506-1521 ? et 1533-1534. Jusqu’en 1513, il continue ce jeu de permutations temporaires contre des prébendes ne l’obligeant pas à résider ; selon Craig Wright, cela correspondrait aux périodes où il servait le roi de France. En juillet 1513, une mention des registres de délibérations capitulaires de la cathédrale de Paris montre qu’il se préparait à aller à Rome avec d’autres chantres envoyés au pape Léon X par Louis XII. Il était donc proche de la cour, voire au service du roi à ce moment-là (Wright 1989 p. 222). En 1533, il apparaît dans les comptes de la Chapelle de musique en tant que « noteur ». Avec à peine 60 livres tournois de gages par an, on peut penser que les services qu’il rendait à François Ier n’avaient rien d’exclusif, mais qu’il produisait des manuscrits sur commande, en fonction des besoins de la Chapelle : « a maistre Pierre Blondeau noteur de ladite Chappelle la somme de 60 livres tournois a luy ordonnée par le roy pour ses gaiges de ladite année, laquelle somme de 60 livres tournois ledit receveur général a payé comptant audict Blondeau par vertu dudit estat, comme il appert par trois ses quictances signées à sa requeste la preumiere de maistre Pierre Parenet, notaire et secrétaire dudit seigneur le 13e jour d’aoust l’an 1533, montant 15 livres tournois, et les deux autres de maistre Jacques Hamelin aussi notaire et secrétaire dudit seigneur le 18e jour de janvier et dernier jour de février ensuivant audit an, l’une montant 30 livres tournois et l’autre 15 livres tournois, cy rendue ».(Cazaux 2002, p. 311 d’après F-BnF, ms. fr. 10389, f. 16).
• Autres bénéfices. 1506 : Chapelain de l’église Saint-Marcel à Paris.
Œuvres : Daniel Heartz dans sa notice sur « Blondeau, Pierre », du New Grove (NG2), a fait de Pierre Blondeau l’auteur probable de la Pavane Blondeau éditée par Attaingnant et de diverses pièces pour luth signées « P. B. » dans les Dix huit basses danses publiées par l’imprimeur parisien en 1529 et 1530. Selon lui, le musicien aurait même été l’éditeur ou l’arrangeur de cette collection et aurait participé et suscité plusieurs autres publications, comme le recueil de musique pour luth intitulé Trés breve et familiere introduction, paru à Paris en 1529, les Six gaillardes et les Neuf basses dances (NG2).
En en faisant un luthiste, D. Heartz (NG2) a proposé en outre de l’assimiler au « maître joueur d’instruments » du nom de Pierre Blondeau qui est cité dans un contrat de rente en 1550. Cet homonyme était cependant père de famille, ce qui rend l’identification avec notre musicien, qui était prêtre, peu probable. Quant au « Jean Blondeau » qui est cité dans un compte des Menus-Plaisirs pour 1528-1529, son identité reste mystérieuse.
« A Jehan Blondeau, chantre ordinaire de la Chappelle dudit sieur, la somme de 41 livres tournois pour la valleur de 20 escuz d’or solleil à 16 sols piece a luy donnée et ordonnée par ledit sieur pour subvenir a ses necessitez et affaires, oultre ses gaiges et autres dons et bienfaictz qu’il pourroit avoir euz cy devant pour seblable cause… Bullioud, notaire et secretaire du roy le dixiesme jour de janvier 1528 (v. st.) » (Cazaux 2002 p. 344 d’après F-AN, KK 100, f. 31).
• Notre-Dame de Paris, 1502-1506 et 1521- . Pierre Blondeau apparaît pour la première fois dans les registres de Notre-Dame en 1502, comme clerc des Matines. Dès 1506, l’animosité des chanoines de la cathédrale, due à ses absences répétées, le pousse à se tourner vers la Sainte-Chapelle, où il est reçu parmi les clercs. A partir de 1521, il reste à Notre-Dame, où il exerçe notamment une activité de copiste de livres de musique (Wright 1989 p. 223).
• Sainte-Chapelle de Paris, 1506. Pierre Blondeau est reçu « aux gaiges de clerc, pour estre et assister solennellement au service divin qui se faict nuyt et jour en lad. Saincte Chapelle, tant qui plaira à messieurs » le 25 février 1506 (n. st.) (Brenet 1910 p. 47 F-AN, LL 623, f. 20v). Il ne reste pas à la Sainte-Chapelle et il échange le bénéfice dont il jouit à Notre-Dame contre une chapellenie à l’église Saint-Marcel, à Paris.
• Chapelle royale de la cour de France (Louis XII, François 1er), 1506-1521 ? et 1533-1534. Jusqu’en 1513, il continue ce jeu de permutations temporaires contre des prébendes ne l’obligeant pas à résider ; selon Craig Wright, cela correspondrait aux périodes où il servait le roi de France. En juillet 1513, une mention des registres de délibérations capitulaires de la cathédrale de Paris montre qu’il se préparait à aller à Rome avec d’autres chantres envoyés au pape Léon X par Louis XII. Il était donc proche de la cour, voire au service du roi à ce moment-là (Wright 1989 p. 222). En 1533, il apparaît dans les comptes de la Chapelle de musique en tant que « noteur ». Avec à peine 60 livres tournois de gages par an, on peut penser que les services qu’il rendait à François Ier n’avaient rien d’exclusif, mais qu’il produisait des manuscrits sur commande, en fonction des besoins de la Chapelle : « a maistre Pierre Blondeau noteur de ladite Chappelle la somme de 60 livres tournois a luy ordonnée par le roy pour ses gaiges de ladite année, laquelle somme de 60 livres tournois ledit receveur général a payé comptant audict Blondeau par vertu dudit estat, comme il appert par trois ses quictances signées à sa requeste la preumiere de maistre Pierre Parenet, notaire et secrétaire dudit seigneur le 13e jour d’aoust l’an 1533, montant 15 livres tournois, et les deux autres de maistre Jacques Hamelin aussi notaire et secrétaire dudit seigneur le 18e jour de janvier et dernier jour de février ensuivant audit an, l’une montant 30 livres tournois et l’autre 15 livres tournois, cy rendue ».(Cazaux 2002, p. 311 d’après F-BnF, ms. fr. 10389, f. 16).
• Autres bénéfices. 1506 : Chapelain de l’église Saint-Marcel à Paris.
Œuvres : Daniel Heartz dans sa notice sur « Blondeau, Pierre », du New Grove (NG2), a fait de Pierre Blondeau l’auteur probable de la Pavane Blondeau éditée par Attaingnant et de diverses pièces pour luth signées « P. B. » dans les Dix huit basses danses publiées par l’imprimeur parisien en 1529 et 1530. Selon lui, le musicien aurait même été l’éditeur ou l’arrangeur de cette collection et aurait participé et suscité plusieurs autres publications, comme le recueil de musique pour luth intitulé Trés breve et familiere introduction, paru à Paris en 1529, les Six gaillardes et les Neuf basses dances (NG2).
En en faisant un luthiste, D. Heartz (NG2) a proposé en outre de l’assimiler au « maître joueur d’instruments » du nom de Pierre Blondeau qui est cité dans un contrat de rente en 1550. Cet homonyme était cependant père de famille, ce qui rend l’identification avec notre musicien, qui était prêtre, peu probable. Quant au « Jean Blondeau » qui est cité dans un compte des Menus-Plaisirs pour 1528-1529, son identité reste mystérieuse.
« A Jehan Blondeau, chantre ordinaire de la Chappelle dudit sieur, la somme de 41 livres tournois pour la valleur de 20 escuz d’or solleil à 16 sols piece a luy donnée et ordonnée par ledit sieur pour subvenir a ses necessitez et affaires, oultre ses gaiges et autres dons et bienfaictz qu’il pourroit avoir euz cy devant pour seblable cause… Bullioud, notaire et secretaire du roy le dixiesme jour de janvier 1528 (v. st.) » (Cazaux 2002 p. 344 d’après F-AN, KK 100, f. 31).
Bibliography
Brenet 1910
Cazaux 2002
NG2
Wright 1989