Surname
Boileau
Given Name
Hugues
Variant Name
Hugo
Date of birth
circa 1331
Date of death
1392-10
Role
Employee of a court chapel (musician)
Musician
Active period
1344 - 1392
Workplace
Autun
Paris
Institution
Capilla real de Navarra
Chapelle royale de France
Sainte-Chapelle de Paris
Biography
Cette biographie reprend dans ses grandes lignes le portrait de Hugues Boileau tracé par Françoise Autrand (Autrand 1996, p. 49-51) qui s’inspire de la notice biographique de (La Selle 1995 p. 307-308). Hugues Boileau est né à Vezelay dans le diocèse d’Autun vers 1331 et mort en 1392. D’après (Billot & Crescenzo 1984 p. 85-86 d’après F-AN, X1a 41, f. 47 et Xla 1477, f. 1), il aurait eu 60 ans en 1391. Il est mort entre le 11 octobre 1392, date de son testament, et le 13 novembre 1392, jour de la rentrée parlementaire, où ses exécuteurs soumirent sa succession à la Cour (Xavier de La Selle écrit 1394). Hugues Boileau est un jeune parent d’Eudes Boileau, trésorier de la Sainte-Chapelle de 1329 à 1335. Morand écrit qu’il a été évêque de Nantes (Morand 1790, p. 265-267), mais Hugues Boileau ne figure pas dans les listes des évêques de ce diocèse ni dans les différentes notices consultées.
• Université de Paris : Collège de Navarre, 1344-1360. Hugues étudie au Collège de Navarre la grammaire en 1344, les arts en 1345, la théologie de 1349 à 1352. Il passe pour avoir été l’élève de Nicolas Oresme. Les suppliques adressées aux papes Urbainv (Gane & Billot 1999 p. 288 d’après Lettres secrètes d’Urbainv, 23503, 25994) puis Grégoire IX précisent son cursus universitaire. Il est maître ès arts puis obtient la licence en lois en 1360. Il a une formation complète de philosophe, de légiste et de théologien. En 1373, il est présent à la dédicace de la chapelle du collège célébrée par le confesseur royal Pierre de Villiers (De La Selle 1995 p. 307 d’après F-AN, M 180, n° 5).
• Chapelle de la reine à la cour de Navarre (Jeanne d’Evreux), 1368-1371. Hugues Boileau appartient à la maison de Jeanne d’Evreux, veuve de Charles IV le Bel, roi de Navarre. Une lettre d’Urbainv (Autrand 1995 p. 49 d’après Jean Launois, Regii Navarrae gymnasii historia,veuve Edmond Martin, Paris, 1677, t. II, p. 894-895) nous apprend que Hugues Boileau appartient à la maison de la reine de Navarre le 9 novembre 1368. La reine Jeanne meurt le 4 mars 1371, sans avoir vu la réconciliation de Charles de France et Charles de Navarre, célébrée à Vernon. Charles V, cependant, reprend Hugues Boileau à son service. Hugues Boileau devient alors conseiller et familier de la reine Jeanne de Bourbon (De La Selle 1995 p. 308 d’après Reg. Urbainv, n° 23503)
• Chapelle royale de France (Charles V), 1371-1380. Sous-aumônier du roi en mai 1371, Hugues Boileau occupe cette charge jusqu’en 1380 (De La Selle 1995 p. 308 d’après F-AN, KK 9, f. 74). Hugues Boileau s’est fait une spécialité de l’exécution testamentaire des princes : la comtesse devendôme en 1364, la comtesse d’Aumale en 1369, la reine Jeanne de Navarre. Charles V le désigne comme exécuteur testamentaire dans son testament rédigé en octobre 1374. Il s’occupe ensuite de la succession de la comtesse d’Harcourt en 1389, de Jean d’Hétomesnil, maître des requêtes de l’Hôtel du roi et chanoine de la Sainte-Chapelle.
• Sainte-Chapelle de Paris, 1377-1392 : Trésorier de la Sainte-Chapelle de Paris de 1377, succédant à Arnoult de Grandpont, d’après (Stein 1912, p. 131) et l’inventaire des manuscrits de la Sainte-Chapelle de 1377 (F-BnF, fonds latin n° 17107, f. 21 à 28), jusqu’à sa mort en 1392. Il semble qu’il y ait un trou entre Hugues Boileau et Pierre d’Ailly nommé d’après Stein en 1394.
Il fonde un obit dans l’église des Célestins à Paris (en mars) (Molinier 1902, t. I, p. 822, 718), et un autre à la Sainte-Chapelle, mentionné les 5, 12 et 20 octobre dans les obituaires de la Sainte-Chapelle : « Obitus duplex dominorum Amedei le viste, domini nostri regis In sua parlamenti curia consiliarii, huiusque sacre capelle canonici, suorumque patris et matris, ac magistri Joannis de vely, eiusdem avunculi, necnon hugonis boyleau, eiusdem capelle thesaurarii, et Dionisii de collatoris quondam regis Karoli sexti elemosinarii dicteque capelle canonici. Quorum » (F-Pm ms. 3399, f. 44, F-BnF, ms. lat. 17741, f. 39v, 40v).
• Autres bénéfices. Il est chanoine de Châlons, de Langres jusqu’en 1363, de Saint-Quiriace de Provins et de Sens, de Notre-Dame de Corbeil et de Saint-Exupère jusqu’en 1368. Il est aussi curé de la paroisse du vieux Corbeil et prévôt de l’église Saint-Martin de Champeaux en 1370 (De La Selle 1995 p. 308 citant (Reg. Urbainv, n° 3416, 23503, 25994). En 1375, il est en procès pour un canonicat que lui a conféré le roi à Saint-Pierre de « Gerberroy » au diocèse de Beauvais (De La Selle 1995 p. 308 d’après F-AN, X1a 25, f. 9v).
• Université de Paris : Collège de Navarre, 1344-1360. Hugues étudie au Collège de Navarre la grammaire en 1344, les arts en 1345, la théologie de 1349 à 1352. Il passe pour avoir été l’élève de Nicolas Oresme. Les suppliques adressées aux papes Urbainv (Gane & Billot 1999 p. 288 d’après Lettres secrètes d’Urbainv, 23503, 25994) puis Grégoire IX précisent son cursus universitaire. Il est maître ès arts puis obtient la licence en lois en 1360. Il a une formation complète de philosophe, de légiste et de théologien. En 1373, il est présent à la dédicace de la chapelle du collège célébrée par le confesseur royal Pierre de Villiers (De La Selle 1995 p. 307 d’après F-AN, M 180, n° 5).
• Chapelle de la reine à la cour de Navarre (Jeanne d’Evreux), 1368-1371. Hugues Boileau appartient à la maison de Jeanne d’Evreux, veuve de Charles IV le Bel, roi de Navarre. Une lettre d’Urbainv (Autrand 1995 p. 49 d’après Jean Launois, Regii Navarrae gymnasii historia,veuve Edmond Martin, Paris, 1677, t. II, p. 894-895) nous apprend que Hugues Boileau appartient à la maison de la reine de Navarre le 9 novembre 1368. La reine Jeanne meurt le 4 mars 1371, sans avoir vu la réconciliation de Charles de France et Charles de Navarre, célébrée à Vernon. Charles V, cependant, reprend Hugues Boileau à son service. Hugues Boileau devient alors conseiller et familier de la reine Jeanne de Bourbon (De La Selle 1995 p. 308 d’après Reg. Urbainv, n° 23503)
• Chapelle royale de France (Charles V), 1371-1380. Sous-aumônier du roi en mai 1371, Hugues Boileau occupe cette charge jusqu’en 1380 (De La Selle 1995 p. 308 d’après F-AN, KK 9, f. 74). Hugues Boileau s’est fait une spécialité de l’exécution testamentaire des princes : la comtesse devendôme en 1364, la comtesse d’Aumale en 1369, la reine Jeanne de Navarre. Charles V le désigne comme exécuteur testamentaire dans son testament rédigé en octobre 1374. Il s’occupe ensuite de la succession de la comtesse d’Harcourt en 1389, de Jean d’Hétomesnil, maître des requêtes de l’Hôtel du roi et chanoine de la Sainte-Chapelle.
• Sainte-Chapelle de Paris, 1377-1392 : Trésorier de la Sainte-Chapelle de Paris de 1377, succédant à Arnoult de Grandpont, d’après (Stein 1912, p. 131) et l’inventaire des manuscrits de la Sainte-Chapelle de 1377 (F-BnF, fonds latin n° 17107, f. 21 à 28), jusqu’à sa mort en 1392. Il semble qu’il y ait un trou entre Hugues Boileau et Pierre d’Ailly nommé d’après Stein en 1394.
Il fonde un obit dans l’église des Célestins à Paris (en mars) (Molinier 1902, t. I, p. 822, 718), et un autre à la Sainte-Chapelle, mentionné les 5, 12 et 20 octobre dans les obituaires de la Sainte-Chapelle : « Obitus duplex dominorum Amedei le viste, domini nostri regis In sua parlamenti curia consiliarii, huiusque sacre capelle canonici, suorumque patris et matris, ac magistri Joannis de vely, eiusdem avunculi, necnon hugonis boyleau, eiusdem capelle thesaurarii, et Dionisii de collatoris quondam regis Karoli sexti elemosinarii dicteque capelle canonici. Quorum » (F-Pm ms. 3399, f. 44, F-BnF, ms. lat. 17741, f. 39v, 40v).
• Autres bénéfices. Il est chanoine de Châlons, de Langres jusqu’en 1363, de Saint-Quiriace de Provins et de Sens, de Notre-Dame de Corbeil et de Saint-Exupère jusqu’en 1368. Il est aussi curé de la paroisse du vieux Corbeil et prévôt de l’église Saint-Martin de Champeaux en 1370 (De La Selle 1995 p. 308 citant (Reg. Urbainv, n° 3416, 23503, 25994). En 1375, il est en procès pour un canonicat que lui a conféré le roi à Saint-Pierre de « Gerberroy » au diocèse de Beauvais (De La Selle 1995 p. 308 d’après F-AN, X1a 25, f. 9v).
Bibliography
Autrand 1996
Billot & Di Crescenzo 1984
De La Selle 1995
Gane & Billot 1999
Molinier 1902
Morand 1790
Stein 1912